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Comer para vivir, no vivir para comer (El Pas, 20.03.2018) , ,

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Resume Larticle traite du strotype en le prsentant comme phrases encyclopdique du dictionnaire. Lauteur donne des exemples tirs des dictionnaires diffrents. On accorde une attention particulire aux rapports entre le strotype et le prototype. La strotypie et la phrasologie sont galement examines du point de vue discursif et culturel .

Mots-cles : strotypie, strotype, prototype, dfinition lexicographique, phrasologie, langue de bois .

Critique lgard des thories traditionnelles de la signification, le philosophe H. Putnam introduit la notion de strotype pour dcrire la signification des noms despces naturelles et dartefacts [H. Putnam : 292-304]. Le strotype il sagit ici dune acception technique dnue de la pjoration habituellement attache ce mot est la description dun membre normal de la classe naturelle, prsentant les caractristiques qui lui sont associes. Ces proprits peuvent tre vraies ou fausses (lments de croyance, reprsentations culturelles). H. Putnam dveloppe, entre autres, lexemple de citron. Le strotype de citron comprend les traits /peau jaune/, /got acidul/; le trait /peau jaune/, dcrivant un citron typique, ne sera pas vrai pour les membres atypiques (un citron encore vert, qui est cependant toujours un citron, ou la sous-catgorie des citrons verts). Le strotype est donc une ide conventionnelle, parfois inexacte, qui correspond limage sociale partagee de lunite lexicale .

H. Putnam dveloppe, ce sujet, lhypothse sociolinguistique de la division sociale du travail linguistique . Les strotypes sopposent aux connaissances spcialises dtenues par les experts (aux dfinitions savantes en quelque sorte). Seules celles-ci dcrivent vritablement lextension fixe de la catgorie (par exemple, H2O pour leau alors que le strotype deau est compos des traits : /sans couleur/, /transparente/, /sans got/, /tanche la soif/) .

Les noms despces naturelles seraient, comme les noms propres, des dsighateurs rigides, aptes dsigner le mme rfrent dans tous les mondes possibles. Ce nest pas le sens associ au mot qui dtermine la rfrence, cest la rfrence qui est premire (instaurant ane dnotation fixe, non flexible) et le sens est ce que l on sait encyclopdiquement du rfrent. On parle de thorie de la rfrence directe ou de thorie causale de la rfrence : on associe dabord un nom un rfrent (baptme initial) et on associe ensuite au nom les proprits typiques du rfrent .

Il y a une correspondance entre le strotype et le prototype puisquils rassemblent galement les traits centraux de la catgorie ( les donnes smantiques saillantes) et dcrivent positivement (cest--dire de manire non diffrentielle) le contenu du sens lexical .

Les perspectives, cependent, diffrent ; le strotype dcrit les conventions sociales et relve dune thorie sociolinguistique tandis qur le prototype dcrit lorganisation cognitive des catgories et relve dune thorie psycholinguistique. Mais, dans la majorit des cas, strotypes et prototypes concident, les donnes smantiques les plus importantes du point de vue social tant aussi les plus importantes du point de vue cognitif. Il en va ainsi du trait /voler/, partie du strtype de oiseau et attribut prototypique de la catgorie oiseau .

Toutefois, lassimilation des deux thories risque de masquer la spcificit du strotype .

Pour H. Putnam, le strotype sert davantage transmettre lusage effecif du mot qu en donner la signification. Il sinscrit dans une dimension pragmatique de lacquisition des mots, la mme qui caractrise le dictionnaire .

Le strotype correspond davantage la pratique lexicographique que ne le fait la reprsentationdu sens procdant selon la dfinition par inclusion. En effet, la dfinition du dictionaire, loin de se conformer lidal de la dfinition suffisante, fournit un ensemble de proprits du rfrent plus riche que lensemble des CNS. Cette dfinition, dite hyperspcifique dans le modle de la dfinition par inclusion, vise donner une reprsentation effective de la catgorie [R. Martin : 89]. Ainsi la dfinition de oiseau du PR comprend le trait /voler/ dont on a vu quil tait intgalement partag par les membres de la catgorie (et donc non ncessaire) .

La dfinition de corbeau du TLF: corbeau: grand oiseau (passereaux) au plumage noir, au bec fort et lgrement recourb, rput charognard. Comprend des traits descriptifs et un trait culturel (rput charognard) qui font le portrait du corbeau strotypique. Mais les dictionnaires ne dcrivent pas les strotypes de faon uniforme; ainsi pou le PR (2009), corbeau a le trait /souvent agressif/ ; en outre, les traits vocation strotypique tant, par nature, non limits se dispersent dans le texte lexicographique entre dfinition, expressions, exemples .

Par ailleurs, dune pouque une autre, les reprsentations culturelles changent. En tmoigne cette dfinition extraite du dictionnaire de Richelet: chat: animal trs connu [...] qui a les yeux tincelants, qui est fin, qui vit de souris et de toute sorte de chair ; qui hait les rats, les souris, les chuens, les aigles, les serpents et lherbe que lon appele la re ; et cet exemple pour le mot tigre propos le Petit Larousse illustr de 1906 1958 : Le tigre est cruel sans ncessit .

Proches du lieu commun, les traits strotypiques offrent une connaissance smantique moyenne dans laquelle la frontire entre les contenus linguistiques et les connaissances encyclopdiques est incertaine .

Les traits lis aux strotypes sont diversement actualiss dans la langue. Les emplois mtaphoriques lexicaliss et la phraseologie on entend, par phrasologie, lensemble des expressions, collocations, locutions, phrases codes dans une langue mettent en vidence certains lments des strotypes associs aux noms despces naturellent .

Les sens mtaphoriques de corbeau, homme avide et sans scrupule et auteur de lettres anonymes, se rattachent au trait strotypique /charognard/ .

Le strotype associ oiseau est particulirement productif en franais. Le trait /vole/ motive lexpression vol doiseau ; les comparaisons figes telles que manger comme un oiseau ou comme un molneau (loiseau passe pour tre frugal, ce qui est dnu de vrit scientifique), tre comme un oiseau sur la branche (dans une situation prcaire) expriment le plus haut degr dune des proprits typiques doiseau .

La strotypie diffre dune civilisation lautre ; ainsi le strotype associ serpent dans la culture occidentale est fort diffrent de celui de la culture asiatique. Dune langue lautre, la phrasologie ne retient pas les mmes traits .

Les strotypes sont en effet souvent associs la langue de bois. Selon ltude de Carmen Pineria et Maurice Tournier (1989), il semble que lexpression soit apparue massivement dans la presse franaise au dbut des annes 1980, et quelle soit arrive en France, au cours des annes 1970, par la Pologne, la langue franaise connaissant dj des expressions mtaphoriques construites sur le mme modle. Lhypothse qui la fait venir du polonais la rattache aux discussions des sminaires ou colloques inspirs par Solidarnosc en 1978 et 1981 dans les universits de Varsovie et de Cracovie. Lexpression est alors employe dans la langue politique, associe la Pologne, mais aussi lURSS, au bolchevisme, aux dmocraties populaires, et au PCF [Mots 1989 : 9]. Le Petit Larousse de 1982 la dfinit ainsi comme une phrasologie strotype utilise par certains partis communistes et par les mdias de divers Etats o ils sont au pouvoir. Mais lexpression prend vite une extension plus large pour dsigner toute manire rigide de sexprimer qui use de strotypes et de formules figes

(Grand dictionnaire encyclopdique Larousse de 1984) [Mots 1989 : 9] .

C. Pineira et M. Tournier ont essay de cerner cette langue de bois aux contours paradoxalement trs vagues, en tudiant un corpus de presse de 1988. Un pemier type demploi lapparente lide dun langage officiel et aux instances de pouvoir (tats-majors politiques, monde de la presse, de la critique...). Une autre acception renvoie la notion dincomprhension .

La langue de bois est prsente comme une contre-langue (A. Geffroy), coupe du langage courant, et qui interdit la communication en tablissant un dialogue de sourds. Lassociation est aussi faite avec une rhtorique politique artificielle, faite dargumentaires immobiles. Un troisime usage qualifie de langue de bois les expressions strotypes propres certains milieux, slogans et mots dordre quon rpte, clichs tlvisuels [Pineira-Tournier dans Mots 1989 : 14]. Ces trois emplois de lexpression se retrouvent dans la critique du discours communiste, dont le rfrent type est le langage de bois sovitique ou prosovitique. Mais audel, langue de bois dsigne le discours de Pouvoir et sa rigidit rhtorique, toute absence de nuance et de compromis que glent des formules toutes faite [Pineira-Tournier dans Mots 1989 : 15] .

Quant aux qualificatifs associs la langue de bois, ils sont pjoratifs et mtaphoriques (images de lutte contre une pathologie, de rigidit: gangue, bton, ou darchasme: discours fossilis, antdiluvien). Le recours lexpression langue de bois dans un contexte ngatif est une arme polmique qui permet dviter la discussion. Pour C. Pineira et M. Tournier, son emploi au sein dun discours satirique dgage lui-mme une valeur de bois [Mots 1989 : 16] .

Les antonymes de langue de bois restent de mme imprcis : face des adversaires aussi divers que le parler vrai, ou le langue de limprovisation, de lhumour, de la grivoiserie..., la langue de bois est assimile un agent de blocage de toute espce de communication sociale

[Mots 1989 : 17]. Elle est la langue de ceux qui dtiennent un pouvoir. C. Pineira et M .

Tournier soulignent que le langage politique est ainsi vu comme une extension, mme dans son renversement, du modle discusif des pays de lEst. A sa suite viennent tous les langages quasi officiels [Mots 1989 : 17-18] .

En dfinitive, outil idologique et polmique, la langue de bois apparat comme un objet flou. Elle se laisse plutt saisir comme une rhtorique, caractrisable par quelques traits caricaturaux. Le bois nest pas dans la langue mais dans lusage dnonc quon en fait [Mots 1989 : 18].On lassimile prise sur lauditoire. Elle est perue dautre part comme un langage strotyp, rptitif, rfactaire toute volution, une litanie sans racine et hors temps. Elle est dnonce enfin comme un langage premptoire fait de contrevrits, fonction de propagande .

Plutt que de dfinir une essentiallit de la langue de bois, C ; Pineira et M. Tournier se demandent si lexpression langue de bois, qui qualifiait au dpart un certain langage politique, ne serait pas devenue le signe dun chec du discours .

Litterature

1. R. Martin, la dfinition naturelle , La Dfinition, op.cit., p.89 .

2. Mots 1989, p. 9, 14-18 .

3. Cf. H. Putnam, Is Semantics Possible? , Mind, Language and Reality, Cambridge University Press, 1975, p .

132-152, trad. La Dfinition, (ed. J. Chaurand et F. Mazire) Paris, Larousse, 1990, p. 292-304 ; Signification, rfrence et strotypes , Philosophie, n5, 1985, p. 21-44 .

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